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19 mai 2012
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Garouste et Bonetti paire de tables en bronze et verre
Garouste et Bonetti paire de tables en bronze et verreUne rare paire de tables modèle "Socrate" à piétement de bronze martelé avec une petite tablette en ébène et un plateau de verre. Achat directement aux Artistes en 1992. Chaque petite table est signée sur le piétement en bronze Garouste et Bonetti. Circa 1992.Demande d'information sur cet objet : Cliquez ici Dimensions : Epoque : Autres(cf Descriptif) Style : Autres(cf Descriptif) Bois : Ebène, Autres (cf Descriptif) Estampille : GAROUSTE ÉLISABETH (1949- ) et BONETTI MATTIA (1953- ) Décorateurs et designers français, Élisabeth Garouste et Mattia Bonetti produisent une œuvre commune depuis 1980. Épouse du peintre Gérard Garouste, Élisabeth Rochline est née à Paris, en 1949, au sein d'une famille d'immigrés russes. Après ses études secondaires, elle entre à l'école Camondo pour y étudier l'architecture d'intérieur. Avant son association avec Mattia Bonetti, elle se consacre au décor de pièces de théâtre. Né en 1953, à Lugano (Suisse), enfant d'un père italien et d'une mère suisse française, Mattia Bonetti entre dès l'âge de quatorze ans dans une école d'art appliqué à l'industrie à Lugano, dirigée par d'anciens élèves du Bauhaus. À dix-huit ans, sa formation accomplie, il travaille un court instant à Rome avant de s'installer à Paris où il crée des motifs de tissus tout en s'intéressant à la photographie. La collaboration d'Élisabeth Garouste et de Mattia Bonetti débute en 1980, avec la décoration du club Le Privilège installé au sein du Palace, la boîte de nuit la plus courue de Paris. Le peintre Gérard Garouste, qui réalise un ensemble de panneaux décoratifs pour le club, fait appel à son épouse et à Mattia Bonetti pour aménager l'espace et le décorer. À eux trois, ils créent un univers théâtral et magique composé de peintures murales, de masques en plâtre, de colonnes couvertes de drapés en plâtre et de sièges capitonnés dans l'esprit de l'architecte et décorateur Emilio Terry (1890-1969). Le succès rencontré incite les deux décorateurs à s'associer et à poursuivre dans cette voie en complète rupture avec la ligne lisse du design de l'époque. En 1981, ils choisissent, pour exposer leurs créations communes, la galerie Jansen, habituée à présenter un mobilier luxueux et discret. La chaise Barbare construite en fer patiné de couleur bronze antique et tendue d'une peau de bête maintenue par des lacets de cuir cristallise, auprès du public, leur démarche. Qualifiés de « nouveaux barbares » par la presse, ils puisent leurs références dans les cultures anciennes et primitives, dans les styles décoratifs et architecturaux du passé, pour aboutir à la définition d'un style néobaroque qui fera de nombreux émules. En 1982, ils réalisent à la demande de l'association Valorisation de l'innovation dans l'ameublement (V.I.A.), la chaise Marquise en pin bleu, vert et rose, tendue de cordes, qui évoque un trône rustique et médiéval. Symbole de l'architecture classique, les cariatides reprises pour le dessin des pieds de console, et réalisées à partir de papier mâché, ont des formes provocantes. En référence aux meubles ornés de porcelaine de Sèvres du XVIIIe siècle, ils mettent au point un cabinet sur lequel sont posées des plaques de porcelaines fabriquées par la manufacture de Sèvres. Renvoyant aux civilisations africaines ou océaniennes et à l'œuvre du décorateur des années 1950, Jean Royère, la chaise Prince Impérial (1985) est fabriquée à partir de branches de bois servant de piètement et de galettes rouges juponnées de raphia pour le dossier et l'assise. Ils multiplient et interprètent de cette façon les références aux styles passés. La démarche de ce style volontairement bricolé et décoratif procède d'un rejet des considérations théoriques défendues par l'avant-garde depuis le début du XXe siècle. Elle témoigne d'un refus de travailler suivant les principes rationnels et fonctionnalistes du design et repose sur le pouvoir ludique de l'ornement. Alors que l'éthique d'un designer est de travailler dans l'anonymat, Garouste et Bonetti revendiquent un statut d'artiste au même titre qu'un peintre ou qu'un sculpteur. Ainsi, ils sont représentés par plusieurs galeries, En attendant les barbares et Néotu à Paris, mais aussi à Londres et à New York. Répondant à de nombreuses commandes privées, ils redonnent vie au métier de décorateur tombé en désuétude depuis les années 1960. En 1989, le Mobilier national leur confie l'aménagement du bureau de Jack Lang au ministère de la Culture. Ils font également œuvre d'architecte et réalisent la boutique du jeune couturier Christian Lacroix, rue du faubourg Saint-Honoré, dont les créations trouvent un prolongement dans l'univers de Garouste et Bonetti. Après avoir été élus créateurs de l'année en 1991, ils réaliseront des objets destinés à une diffusion industrielle. Ainsi, la maison de couture et de parfum Nina Ricci leur confie, en 1992, la création d'une ligne de soin « Le teint Ricci » qui leur vaudra le prix d'excellence de la création. Cette fructueuse collaboration se poursuivra avec la création du flacon de parfum « Deci-Delà » en 1994 et la gamme « Les Belles de Ricci » en 1997. La société Paul Ricard fera également appel au tandem pour dessiner une bouteille en verre pressé, ornée de deux soleils. Elle sera éditée à plus d'un million d'exemplaires. Pensés dans l'optique de la grande série et respectant des principes ergonomiques, ces objets et ces accessoires restent fortement marqués par l'esprit des créateurs. Certains articles porteront même leur signature. En respectant la même démarche, ils ont réalisé la décoration et l'agencement des rames du tramway de Montpellier. Leur association a pris fin en 2002. Mattia Bonetti continue la création de meubles et est régulièrement exposé dans de nombreuses expositions et galeries. Les meubles des deux artistes sont entrés dans les collections du Mobilier national de France et sont présentés au musée des Arts décoratifs à Paris. Leurs œuvres figurent dans de nombreuses manifestations, comme l’exposition Manifeste (1992) au Centre Georges-Pompidou à Paris, à Premises (1998) au Guggenheim Museum de New York ou encorelors de Design contre Design. Deux siècles de créations (2007) aux Galeries nationales du Grand Palais, Paris. |
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