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Simon Oeben
Simon Oeben (vendu)
Belle commode à leger ressaut en acajou et placage d'acajou, elle ouvre par cinq tiroirs sur trois rangs, le premier en trois parties ; montant arrieres en gaine, avant arrondis à cannelures ; pieds fuselés. Dessus de marbre gris de Sainte Anne.
Estampille de Simon Oeben.
Epoque Louis XVI
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Dimensions : 130 cm X 63 cm X 86 cm
Epoque : Louis XVI
Style : Louis XVI
Bois : Acajou, Chêne
Estampille : Concernant Simon Oeben, le Comte François de Salvetre, dans son livre " Les ébénistes du XVIIIeme siècle, leurs oeuvres et leurs marques" édition de 1923, écrit :
Oeben (Simon), frère cadet de Jean François, fut aussi ébéniste du Roi. On a souvent confondu ces personnages et, déjà de leur vivant, la méprise était
commune. Il faut avouer que tout concourait à l'entretenir, car les deux frères, mariés aux deux sours ( Simon Oeben épousa en effet Marie-marguerite Vandercruse, seconde fille de l'ébéniste François Vandercruse Lacroix ), suivirent de prés la même carrière. J'ai trouvé un document de l'époque ou Simon est donné pour un "élève de Boulle", ce qui ferait croire qu'ils avaient débuté ensemble dans les galeries du Louvre. Ils furent patronnés l'un et l'autre par Mme de Pompadour. Le plus jeune, entré aux Gobelins sous les ordres de son aîné en 1755, il lui succéda neuf ans plus tard dans la place de premier ébéniste à cette manufacture. Il y demeura le reste de sa vie. On l'avait pourvu d'un assez vaste logement, auquel attenaient cour et jardin. La place dont il disposait lui permit d'ouvrir, à côté de son atelier, un magasin qui compta parmi les plus importants de la capitale.
Depuis le 28 janvier 1764, Simon Oeben faisait partie de la communauté des Maîtres menuisiers; il fut un des jurés de sa corporation de 1770 à 1772 et vécut jusqu'au 4 avril1786.
Pierre Kjellberg dans son ouvrage sur "Le mobilier Français du XVIIIeme siècle" nous raconte Simon Oeben :
Maître le 17 octobre 1769.
Mort le 4 avril 1786.
Frère du célèbre Jean François Oeben, il pratique, comme lui, l'ébénisterie et, comme lui, épouse en 1756 une des sours de Roger Vandercruse (RVLC), Marie-marguerite, qui lui donnera douze enfants. Lorsqu'en 1754, Jean François succède à Charles Joseph Boulle comme ébéniste du Roi, Simon travaille avec lui dans son atelier des Gobelins puis reste seul, deux plus tard, après le départ de son frère pour l'Arsenal. Il reçoit à son tour le titre de premier ébéniste du Roi. Il ouvre en outre un important magasin pour écouler sa production. Il bénéficiera d'une riche clientèle, dont le duc de Choiseul.
Le 28 janvier 1764 est généralement indiqué comme date d'accession à la maîtrise de Simon Oeben. Il pourrait s'agir d'une confusion avec Jean François Oeben, dont la veuve aurait sollicité la maîtrise, à titre posthume, afin de pouvoir continuer à gérer l'atelier. Il reste acquis que les lettres de maîtrise de Simon ont bien été enregistrées au Châtelet en 1769. Précisons qu'en tant qu'ébéniste travaillant pour le Roi, il pouvait estampiller ses oeuvres avant même cette formalité. Sans doute ne l'a-t-il fait que rarement car les meubles marqués de son nom restent peu nombreux.
Dominé par le prestige de son aîné, Simon Oeben ne semble pas faire preuve du même esprit inventif. Ses meubles, d'une grande qualité de fabrication, s'apparentent, par leurs formes et leur décor, à ceux de Jean François Oeben. Transition ou début Louis XVI. La commode Transition à double ressaut, en satiné ou en acajou plaqué à fil horizontal, constitue l'un des meubles préférés de l'ébéniste. D'une sobriété extrême, elle ne tire sa séduction que des chaudes tonalités du bois et d'une discrète mouluration. D'une exécution très raffinée, elle comporte généralement des montants à pan coupé à double décrochement. Les bronzes se limitent aux anneaux de tirage. Simon Oeben n'a certes pas eu l'exclusivité de ce modèle, et l'on en connaît des exemplaires estampillés de Jean François Oeben ou de Roger Vandercruse (RVLC) ; il est vrai que les trois hommes avaient des liens de parenté fort étroits.
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